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    Le chant de la beauté

     


    J'ai choisi de garder, au cœur, des illusions
    D'essayer de ne voir que le plus beau des choses
    Me régaler de ce que la nature expose
    De toutes ses merveilles, et d’en faire provision.

    Bien sûr, autour de nous, il y a la misère
    Les combats de la mort que génèrent les guerres
    Mais il y a aussi les fiers sommets dressés
    Qui tendent vers le ciel leurs cimes enneigées.

    Il y a l’océan, qui rosit ou se dore
    Dans des couchers bleutés, ou rouge-sang mêlés
    Les plages de galets ou de beau sable d’or
    Les vagues alanguies, mourant sur les rochers.

    Il y a les oiseaux, les fleurs et papillons
    Le chant de la nature qui au matin s’éveille
    Il y a les cascades, dont les eaux font des bonds
    Les vaches dans le pré, le vol doux des abeilles.

    Il y a ce vieillard au pas de sa maison
    Le clocher qui égrène les heures doucement
    La brume qui s’élève, juste au dessus des champs
    Et la terre en labour, creusée de gros sillons.

    Il y a les enfants qui sortent de la classe
    Mêlant leurs cris joyeux au doux souffle du vent
    Il y a les grands arbres qui font de l’ombre quand
    Le soleil nous sourit aux tables des terrasses.

    Il y a la pluie douce des matins de printemps
    Les bourgeons qui éclatent en taches roses et blanches
    Et la neige d’hiver, posant son manteau blanc
    Sur le toit des maisons, qui soudain s’endimanchent.

    Il y a, dans la rue, les amants qui échangent
    Des regards de tendresse, marchant main dans la main
    Il y a le silence au tout petit matin
    Qui n’est troublé que par le joli chant des anges.

    © Marie Le Corre, 22 février 2007

     

    Je dédie ce poème à Elisa  PETITS BONHEURS,  une autre grande amoureuse de la nature


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